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Réseau de chaleur urbain : bientôt un chauffage plus vert et moins coûteux
Utiliser la chaleur issue de l’incinération des déchets pour chauffer les bâtiments, c'est le principe du futur réseau de chaleur urbain du Grand Belfort. L'objectif : exploiter une énergie plus propre, à coût stable et compétitif et réduire la dépendance aux énergies fossiles.

« Avec ce réseau de chaleur, nous faisons un choix clair : protéger. Protéger le pouvoir d’achat des habitants, protéger l’environnement, protéger notre territoire en préparant son avenir énergétique » a souligné Damien Meslot, Président du Grand Belfort, lors de la signature du contrat avec la société Dalkia. « Ce contrat ambitieux engage le Grand Belfort pour les trente prochaines années et nous permet de renforcer durablement notre souveraineté énergétique » a ajouté Damien Meslot. Pensé comme une réponse concrète aux enjeux climatiques et à l'instabilité des prix de l’énergie, ce réseau a pour objectif de mieux utiliser une énergie locale qui existe déjà, au lieu de dépendre du gaz.
Pour de nombreux logements collectifs, la facture pourrait baisser de 15 à 20 %.
Chauffer les bâtiments grâce à nos déchets : comment ça marche ?
La chaleur produite par l'incinération des déchets du SERTRID à Bourogne sera récupérée et transportée, grâce à un réseau de 55 km de canalisations enterrées, pour chauffer plus de 240 bâtiments publics et privés dans 11 communes dont Belfort, Bourogne, Danjoutin, Bavilliers, Valdoie ou Sevenans.
Concrètement, le projet prévoit :
- des installations à Bourogne pour la récupération de la chaleur issue de l'incinération des déchets, et pour le stockage de chaleur.
- la construction d’une chaufferie biomasse/gaz à Andelnans.
- la réutilisation d’installations de chauffage existantes comme l’Hôpital Nord Franche-Comté et Techn’Hom 4 notamment.
« Les réseaux de chaleur jouent un rôle essentiel pour accélérer la transition énergétique des territoires, car ils offrent des solutions efficaces, concrètes et bas-carbone pour apporter du chauffage et de l’eau chaude sanitaire sans réchauffer la planète. Dalkia est fière d’accompagner le Grand Belfort dans ce beau projet qui profitera au territoire et à ses habitants ! » s'est réjouit Sylvie Jéhanno, Présidente Directrice Générale de Dalkia, la société chargée de concevoir, réaliser et exploiter le nouveau réseau de chaleur.
Protéger l’environnement et soutenir l’économie locale
Ce réseau de chauffage urbain, plus vert et moins coûteux, s’inscrit pleinement dans les objectifs du Plan Climat Air-Énergie Territorial porté par le Grand Belfort. Il permettra d’éviter 32 000 tonnes de CO₂ chaque année, soit l’équivalent de 16 000 véhicules retirés de la circulation. Le Grand Belfort franchit ainsi une étape décisive dans sa transition énergétique.
Le projet représente un investissement de 125 millions d’euros financé par Dalkia avec le soutien de l'Etat (41 millions d'euros) et de l'Europe. Par ailleurs, plusieurs entreprises locales sont associées à l’opération : EIMI, Roger Martin, SODEB, Eléphant, etc.
Une mise en service prévue dès 2029
Avant le démarrage des travaux, une importante phase de concertation aura lieu avec les élus locaux des communes concernées et avec l'Etat.
En 2029, le réseau produira 90,8 GWh pour 115 abonnés. À terme, en 2032, ce sont 148 GWh qui seront livrés en moyenne, soit l’équivalent des besoins de 18 400 logements.
| Chiffres clés - 240 bâtiments publics et privés raccordés (dont une cinquantaine de copropriétés, 3 600 logements sociaux et près de 100 bâtiments publics) - 148 GWh distribués - 125 M€ d'investissement dans l'économie locale - 320 emplois directs et indirects - 239 points de livraison - 55 km de réseau - 91,5 % de taux énergie renouvelable et de récupération |
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Publié le 09 janvier 2026